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Nous nous étions donné rendez-vous au Mont-Blanc à la fin du Montagne Noire, avec Michel Bonfils et son équipe, c'est donc tout naturellement que nous avons pris la route vers Morzine en ce début septembre. Le plateau s'avérait être le plus violent de l'année avec une flopée de WRC au départ, et puis le Mont-Blanc, il fallait bien le faire au moins une fois...
J e prennais donc la route vers la savoie le jeudi à 11h, Chubbak en faisait de même, Benji12x et sa soeur partaient plus tard dans l'après midi. Nous devions nous rejoindre chez le Chub au Bourget du Lac pour monter sur Morzine à une seule auto. La route se fait sans problèmes jusqu'à Lyon, mais une fois sur le périf, c'est le déluge, des trombes d'eau qui provoquent un bouchon monumental, je suis loin d'arriver. Passé Lyon, sur l'autoroute qui va à Chambéry, je décide de sortir après avoir entendu sur Radio Traffic que des innondations bloquaient le passage. Sur la RN, pas mieux, des bouchons en veus-tu en voilà, et l'orage qui s'en mêle. J'arrive tant bien que mal à garder patience et déboule au Bourget à 19h30, piou, plein le ... On charge la 406 avec les affaires du Chub qui prend le volant pour les kilomètres qui restent, et la montée sur Morzine sera un vrai cauchemar, l'orage redouble de violence, on y voit rien, on double un fou à vélo sans lumières, et on arrive à Morzine à presque 21h30, juste le temps de passer au PC Presse qui va fermer, sous une averse de chez averse, après avoir traversé tout Morzine à pied. Une chtite verte chez michel au passage...Belle entrée en matière. Et c'est pas tout à fait fini puisqu'il faut encore monter sur la spéciale, au col du Feu très précisemment. Arrivé au col, mon doux rêve s'exhauce, trouver un coin abrité pour pouvoir manger peinards, dormir, c'est pas encore d'actualité. En effet, devant la Ferme de Paul et Mimi ( des gens supers sympas), une buvette désafectée nous attend. Une table, des chaises, impeccable, nous pouvons attaquer l'apéro sereinement en attendant le deuxième convoi des Benji's en approche. L'orage est toujours présent, et il est même encore plus impressionnant à cette altitude, il ne fait pas bien chaud, mais la bouteille d'Ouzo s'évapore vite, encore plus vite quand Môssieu Benji arrive. On pense à manger tout de même, et surtout nous réfléchissons où planter la tente. Tente, voiture ? Ce cruel dilemme restera en suspend puisque le cubis aidant, arrivent les éboueurs à 6h du mat' que nous ne sommes toujours pas couchés. Dormir ce sera pour plus tard donc car les premiers spectateurs arrivent et nous les accueillons consciencieusement ou presque, après avoir rendu la buvette à leurs propriétaires. Avec eux arrive le soleil, la journée promet d'être bonne mais longue... mais bonne !!!
La spéciale démarre avec les ouvreurs de luxe, Patrick Henry mais aussi Marc Azzolini et Philippe Bugalski pour l'opération Quattro de Coeur, et suivent les WRC, Bengue, Mauffrey, Gal, Snobeck, pas bic !!! Nous sommes sur une épingle formée par une mini chapelle comme il en existe pas mal sur ces routes, un peu comme en Grèce, et certains passent comme des Dieux, les locaux Georges Guebey et Michel Bonfils pour ne citer qu'eux... Benji fait la connaissance d'un photographe du forum EOS-Numérique, qui comme vous pouvez l'imaginer est bien équipé, et il se fait prêter un objo de folie pour la spéciale. Chub est parti un peu plus haut à l'ombre, pas fou, et moi le soleil me pette le crâne, 10h de route, nuit blanche, l'arrosage dans les deux sens du terme, j'ai beau être matinal, j'ai mal !!! Après une centaine de passages, nous décidons de descendre sur Morzine à l'assistance et pour faire quelques courses. Pas d'assistance mais un regroupement, et point de courses, le Super U est fermé entre midi et deux. Direction donc la deuxième spéciale et nous avons choisi, du moins notre guide, le chub, Joux-Plane et sa célèbre vue sur le Mont-Blanc... Nous pouvons emprunter la spéciale pour nous y rendre, ça c'est génial, la route n'est pas fermée 5h avant comme ailleurs, et une fois sur place, nous avons le temps de nous reposer ou de jouer avec les coins coins. Celui qui n'a pas voulu se reposer c'est le Benji. Fadurle comme il sait l'être, il a décidé de monter à pattes en haut de la Montagne pour faire quelques photos. Et comme ça ne montait pas assez pour lui, il courrait même sur ce chemin abrupt, un dingue... Le soleil est toujours là mais le vent est frais, nous sommes assez las mais encore et toujours opé !!! La spéciale commence et force est de constater que nous sommes loin d'être les seuls à avoir voulu cette vue. Tout le monde est là, Est-Rallye, 1Max, E-Rallye et j'en passe, le seul soucis c'est que le Mont-Blanc est dans un gros nuage qui fait que les photos sont pas gégènes comparées à l'an passé, ma foi, c'est comme ça. Point de vue vidéo, pas top non plus, je me pèle, j'ai pas pris de pull, donc nous ne resterons pas très longtemps. Pour regagner la voiture, nous passons le long du lac, et plouf, un marécage dissimulé, Chub et moi y plantons une jambe... Nous rejoignons les Benji's postés de l'autre côté mais la luminosité baisse à vue d'oeil, la nuit arrive alors que la moitié des concurrents est passée, alors nous rangeons et attendons sagement la fin de la spéciale puisque nous sommes enfermés. Là aussi, entre cette ES et la suivante, la route réouvre, fait rarissime mais au combien sympathique qu'il convient de souligner. En patientant, nous avons pris le temps de réserver une table au Matafan, resto que je connais de nom par Michel et dont j'ai trouvé les coordonnées sur le programme, comme quoi ça peut être utile, et dès la fin des runs, nous y descendons. Nous nous en mettons plein la panse et après l'addition, le patron Michel Blanc arrive avec une fiole au contenu indéterminé mais facilement identifiable avec le fruit qui baigne à l'intérieur. Il nous pose des petits verres, et zou il repart en nous disant à tout à l'heure... Le gosier réchauffé par une poire velue, revoilà Michel avec une autre fiole, la même mais glacée... Et zou, dedieu de deux, ils sont fous ces Romains, hips, bah koa, Rome spassi loin... C'est sur cette drôle de sensation, froid dehors et chaud dedans, que nous partons en direction de l'ES du lendemain, après être passé au regroupement et avoir pris quelques impressions d'Eric Brunson qui est en galère ( transmission plus soucis de plaques d'immatriculation anglaise ) et de Daniel Tornior qui est serein. Nous filons donc à nouveau sur "Les Alpes du Léman" et ses 26kms, et lorsque nous empruntons la spéciale, nous remarquons quelques épingles bien sympas en descente, et nous trouvons une route qui biffurque vers Vauverdanne, on va camper là. La nuit se passe tranquille sous la Quechua ou dans la Merco, sûr qu'on avait pas besoin de berçeuse, et au matin nous partons nous placer. Les Benji's restent sur une grosse épingle tandis que Chub et moi même montons un peu plus haut sur une plus légère. Les ouvreurs passent, puis Snobeck attaque, et la flotte le suit. Elle ne nous lachera pas de la journée. Mauffrey et Bengue ne sont plus de la partie, Snobeck est en tête suivi de Ludo Gal. La pluie s'accèlere au fil des passages, et les pilotes ralentissent la cadence, malgrès quelques chaleurs pour Greiffenberg et Caro. Une fois suffisament humides, nous rejoignons les benji's un peu plus bas, et retournons à nos voitures avec seule la langue de sèche...
Nous partons en direction de Cluses faire le plein et quelques courses, on pourrait se faire des pâtes, ok t'as le gaz, mais on a pas la casserolle, on en achète une... Et nous traçons vers la seule spéciale de l'après midi, "Romme". Nous nous restaurons tout en nous faisant la remarque que nous avions le gaz, l'eau, la casserolle mais il nous manquait les pâtes, c'est ballot. Puis nous ferons une petite reposette en attendant l'heure. Nous sommes garés juste à l'arrivée de l'ES, et devant nous c'est un défilé de spectateurs qui monte sur l'ES, incroyable le monde qu'il y a, avec cette météo qui ne s'arrange vraiment pas, on a même vu un couple passer avec une poussette, il y a des fous partout moi je vous le dis... Et vient notre tour de monter sur la spéciale, ohh pas loin, c'est pas bien fabuleux, la route est large, il tombe des cordes, la voiture Info passe : "Un spectateur assis est un spectateur mort", ça c'est un slogan accrocheur, "de toute façon la spéciale est annulée pour l'instant", ok, Chub et moi même redescendons à la voiture au sec, seul Benji restera pour braver les conditions climatiques. A noter, une belle bûche à mettre sur mon compte, herbes hautes piétinées plus pluie plus chaussures de mouizes égale zippade sur le cul le youp, bé téh !!! Une fois le Benji redescendu, nous partons en direction de Morzine ayants prévu de faire Joux Verte pour finir. Mais arrivés sur la station, nous voyons le brouillard se mettre en place sur les hauteurs, la pluie toujours battante, nous décidons bien tristement de rester sur Morzine pour le podium. Un podium où nous avons la joie de voir Michèle Mouton puis le gagnant Dany Snobeck suivi de Ludovic Gal et enfin Olivier Marty. Une ovation est faite à l'arrivée d'Arnaud Augoyard, nouveau leader du Championnat. Nous verrons même une tentatrice de TF1 venue apporter un cadeau à Cédric Robert de la part de Paverani. Entre le climat de l'île et Morzine, elle a du être saisie, quoiqu'elles sont tout le temps à bonne température à en croire les images...
Bref, voilà en quelques lignes notre épopée sur le 60ème Mont-Blanc Morzine, que de souvenirs encore, la Montagne, j'avais dit que ce n'était pas pour moi, et j'y suis revenu. Je peus dire que c'est une superbe région où j'aurais plaisir à revenir mais en hiver à y être, ça doit être grandiose, que les gens sont d'une amabilité et d'un accueil exceptionnels, que les spéciales sont dantesques mais ça, ça se sait, et qu'il faut être fondu pour se tapper la traversée latérale de la France pour un week-end à Morzine, et ça, ça le fait !!! Après le Noire et le Blanc, promis on remettra de la couleur avec la suite de nos aventures en Catalogne...
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MULTIMEDIA MONT BLANC MORZINE 2008 |
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